Existantialiste du sommeil!
Posté par amarou le 8 octobre 2009
- Le cauchemar (voix off), avec un rire frénétique et d’une voix révélatrice d’une âme en désarroi, arrive sur scène :
Ha… ! Ha… ! Oui, je te présente au monde malgré ta discrétion farouche dans ta vie quotidienne ; en cette nuit tout sera entendu de toi, de ta misérable vie où y grouille des désirs aigris et inassouvis.
Oui…, je fais l’autopsie de ton caractère hermétique. J’étale les secrets de sa secrète âme. Je perturbe ton silence et ton implosion. J’exprime ta frustration ; ce n’est rien si elle est pathétique ou émétique. C’est vrai : tu es souffrant; guignard étant contraint à l’être par tes idées suspicieuses sur l’existence; une proie de la prédation de tes macabres pensées, de ta surdose de sentimentalisme, de ta curiosité insatiable. Mais, pour cette dernière, pourquoi est-elle aussi infatigable ?
Oui…tu es une épave en étant tenaillé par des remords et complètement désemparée. Un portefaix déliquescent de chagrins que tu as fait de ta vie !
(Dhachouk criard, agité tel une femme sur le point de faire l’accouchement…) : oh ! Ah ! Non… !
Oui… (Continue la voix du cauchemar d’un ton exagéré, d’humeur exécrable…)
Ha ! Ha ! Ha ! Ha… hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Je te présente… ; oui je divulgue ton supposé art malsain et malséant.
Que toutes créatures dotées d’audition entendent ! A toutes les oreilles de tous les mondes et de toutes les galaxies, cet être est incurablement hanté par ses pensées pessimistes, paradoxales, et anxiogènes. C’est comme s’il n’avait pas trouvé loisir à adhérer à l’épicurisme, à l’optimisme…et tout simplement à la vie standard, sans altération du naturel! Sa conception de la vie ou sa tournure d’esprit absorbent son espoir et sa vivacité naturelle; elles l’incitent incognito durant son séjour éphémère sur terre à oublier de profiter instinctivement de l’aisance de la vie. Il fait que cumuler (en se contentant de vivre avec douleur un exil intérieur) dans sa tête des déceptions et des dégoûts invivables. Les questions (par mal chance ou par sa servilité à sa pitoyable curiosité) qu’il ose inlassablement et continuellement à se poser sont inaccessibles par leurs complexités pour la latitude de son champ de savoir, pour sa petite cervelle révoltante; même pour ses collègues qui ne pouvaient point accéder à une stabilité morale, la famille des métaphysiciens déçus, des philosophes existentialistes… ainsi qui accomplissent dans leur vie le pareil sentier de casse-tête.
Oui, tu demeures par tes idées dans ta vie un subordonné d’une puissance divine ; victime de tes troubles spirituels et comme il aime à supposer du «labyrinthe de l’existence », du mystère de l’âme… . Cette dernière n’en est-elle pour sa schizophrénie telle une charge électrique qui anime inexplicablement ses organes !?
Le pauvre utopiste…, il engage obstinément et inutilement sa pensée stérile -tel un piocheur dans l’eau ou dans le vide- durant son existence fugace à l’auto définition. Cette dernière ou ce vain pensum, (d’un ton autoritaire) n’en est-elle pas une autodestruction ! ? Etant atteint d’une claustromanie ou étant dévoré par le perpétuel deuil en cherchant la pierre philosophale, il vit la mort prématurée durant sa miséreuse vie.
Eh oui ! Le fidèle à être récalcitrant contre le scepticisme en fuyant mordicus les notions dogmatiques, intelligibles et ontologiques sur l’existence. Il est un cuistre hors borne à court d’idées clairvoyantes, à l’esprit inapte et porteur de fardeaux de l’existentialisme, du panthéisme… et de toutes formes de philosophie utopiques sur la vie. En plus de tout ce qu’il endure, il continue à… en se laissant leurrer par différentes interprétations fallacieuses sur la genèse du monde et en heurtant le rempart infranchissable des mystères possessifs, abstrus, imparables. En outre : il est maladivement méditatif par sa soumission inéluctable au perpétuel et ravageur doute concernant la source de la vie. Et l’inadmissible utopie qui le hante: son bonheur, par son austérité morale, lui devient réel à condition de vivre l’éclaircissement sur des vérités insondables de la vie « pragmatique et secrète. ».
Oui, il est victime de l’introspection à outrance, de l’ascèse, de l’aporie, de l’introversion et de son éthique. De même, de l’acharnement de sa méditation stérile et dépravée qui n’est pas aptes à s’émanciper de la nébulosité de sa conception par rapport à la vie. Cela depuis qu’il – pour sa pensée– a conscience de son incompétence, puis au moment où son raisonnement immonde s’était forcé à une adhésion à l’antipode du bon sens de la vie ou à l’aisance morale. Depuis qu’il était l’antithèse de ceux qui s’en foutent éperdument des scrupules existentiels ou des contemplations pernicieuses ! Et de ceux qui n’ont pas la tête dans les nuages.
Eh oui ! Le fuyard des instincts simplificateurs en courtisant les fondements du monde, il fait semblant par son abnégation à la simplicité de la vie d’ignorer que seul Dieu est susceptible de fournir à sa créature les vérités tangibles sur les sources des créations, car il est le répertoire intouchable et le dépositaire mystérieux des vérités sur la genèse de l’univers.
Oh ! L’auteur, tout en étant racontar ou vantard de son propre malheur, l’amoureux insatisfait abominablement, le fabulateur psychopathe, ilote ensorcelé de son imaginaire sans frontières, l’introverti feutré, proie de la finitude…, la vie le taraude de questions acerbes. Le suicide au nom de son anticonformisme lui semble telle une action insatisfaisante, inefficace, non convaincante et acte de faiblesse.
Eh oui… ! C’est mal fait. Mais… ! Pourquoi avait-il été un rescapé de sa philosophie défaitiste? Mais… comment arrives-tu à être optimiste dans ton pessimisme! ?
Tu aurais bien fait, toi prouesse de son intelligence si tu avais perdu le contrôle de ses tentations mortelles. C’est vrai et c’est faisable, il n’est pas trop tard pour tout faire. Pourquoi l’avoir sauver et l’avoir protéger ? Tu aurais dû l’inciter à se donner la mort pour qu’il ne puisse pas infecter par son poison idéologique ou par son ragot les paisibles vies d’autrui.
Le malheureux ascète…, il n’arrive pas à cohabiter aisément avec l’existence pratique, gratuite et fabuleuse. Il martyrise ma pitié par son âme famélique, atteinte d’hallucination et nourricière des illusions ; il souffre par son parcours méditatif d’autopunition à attendre languissamment la fin mystérieuse de son être en oubliant de vivre avec simplicité, de se servir avec modération des bonnes choses de la vie. Il ne fait que dépérir et dramatiser sa fugace existence. L’on dit qu’il est un psychasthénique rendant abouliques ses instincts naturels. D’un esprit inquisiteur semblable à un furet, il farfouille en se rabattant dans la machination discrète et hermétique du Dieu créateur. Car pour Dhachouk, contraint par son idée ou pour sa stupidité: Dieu n’a pas trouvé loisir d’équiper l’intelligence qui est à la fois incrédule et inquisitrice, de la possibilité d’accéder avec aisance à l’élucidation pratique de la genèse de l’âme.
Mais… ! Qu’est ce que tu as à faire de la stratégie transcendante de Dieu ?
Oui, mes remerciements très distingués Dieu (de toutes formes de conceptions monothéistes) d’avoir rapprocher la vie et cela immanquablement à la métaphysique et au scepticisme… .
Eh oui ! Le faible, par son excès d’ivresse philosophique, se comportant parfois orgueilleux en oubliant par son acharnement à l’élucidation des mystères qu’il mène une vie incongrue et chétive aussi il se conçoit tel qu’un innocent de l’incompréhension de la vie. Il fuit la nature des choses en donnant par addiction et indécemment sa réflexion à l’origine ténébreuse ou alchimique de la création. Cela, surtout durant son état d’extrême délire méditatif. En plus : il quémande incessamment le propriétaire de sa vie de lui donner signe matériel, de se présenter en face, de dialoguer avec lui pour que la lumière jaillisse sur les phénomènes de l’univers. Il voudrait le féliciter et féliciter son omniscience ; tout cela pour vivre la satisfaction morale, une gratification qu’il cherche. Mais… ! Qu’est ce qu’il a à avoir avec son furetage des affaires et de la prouesse de notre créateur ?
Dhachouk est fouineur à outrance dans ses propres pensées paradoxales, celles qui ne lui procurent nulle satisfaction morale. Les preuves supposées immatérielles de l’existence de la machine créatrice de la vie lui imposent d’être (se croit-il) un gobeur. L’on dit de lui qu’il se force en épuisant son cerveau à être nihiliste car se sentant un recalé de la transparence existentielle. Eh ben ! Jamais tu n’arrives par ton caractère ascétique à devenir Démiurge de toi-même.
Nacer Dhachouk
Publié dans Philosophie | Pas de Commentaire »